Piano****, on le sait, c’est d’abord des récitals des grands maîtres du piano. Les grandes stars sont en 2013 au rendez-vous annuel: Murray Perahia, Radu Lupu, Nelson Freire, Stephen Kovacevich
associés à « la grande dame du piano russe » Elisabeth Leonskaja.
Mais c’est aussi les jeunes qui chaque année affirment
un peu plus leur maturité artistique dans le piano d’aujourd’hui.
Yuja Wang, Alexei Volodin, Sunwwok Kim, récent lauréat du
prestigieux concours de Leeds cotoient les deux derniers premier prix
du concours Chopin : Yundi et Rafal Blechacz.
Piano**** n’a jamais manqué son rendez-vous avec Claudio Abbado.
Le tout premier remonte à maintenant plus de 30 ans. C’était
en 1971. Après Mahler et Bruckner avec l’orchestre du festival
de Lucerne, l’illustre Maestro nous revient avec un de ses orchestres
favoris : l’Orchestra Mozart avec Radu Lupu en soliste. Ce concert marquera
à coup sur la saison à Paris.
2013 sera aussi pour Piano**** une année Brahms. Ce 3ème cycle intégral de ses oeuvres de musique de chambre présentées cette saison sont l’aboutissement des deux premiers cycles de 1999 et 2008 à Paris.
D’abord dans le choix de la programmation : plutôt que de regrouper
trios, quatuors avec piano, quintettes ou sextuors dans un même concert, il a paru plus opportum de mettre en valeur la richesse et la couleur d’écriture de Brahms quel que soit le groupe d’instruments choisis.
Ensuite le choix des interprètes : nul mieux que les premiers solistes des Berliner Philharmoniker étaient en mesure de porter au plus haut niveau cette musique et d’en traduire la structure symphonique dans la transparence et l’intimité de la musique de chambre.
Si les musiciens des Berliner Philharmoniker jouent, selon le mot de Wilhelm Furtwängler « comme un quatuor à cordes », ils sont aussi des super solistes habitués de tous les répertoires et en mesure
de jouer les grands concerti écrits pour leur instrument, à l’instar du Konzertmeister de l’orchestre, Guy Braunstein quand ce n’est pas
le parcours inverse comme celui de Amihai Grosz qui a intégré
aujourd’hui les Berliner en tant qu’alto solo, alors qu’il était hier
l’alto du Jerusalem Quartet. Enfin ce cycle se devait évidemment
d’y associer de grands brahmsiens du clavier.
C’est maintenant à notre public d’apporter la confirmation de ces attentes.
André Furno
